Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'Evalire

lectures, photos,musiques à partager

Jonathan Coe Expo 8

Publié le 16 Juin 2014 par evalire in lectures

Jonathan Coe Expo 8

Cette lecture est un vrai coup de cœur et une petite participation au mois anglais.

Quand Thomas Foley, jeune papa Londonien, fonctionnaire au bureau central de l’information, se trouve désigné pour encadrer le stand anglais sur l’exposition universelle en Belgique en cette année 1958, il ne sait pas comment réagir à cette annonce. Il va devoir quitter femme et bébé pendant plusieurs mois, mais en même temps n’est ce pas l’occasion de booster sa carrière professionnelle ?

Sa première visite à Bruxelles, en compagnie d’une des charmantes hôtesses du site lui confirme qu’il est à un tournant de sa vie.

Il est pourtant loin de se douter que l’avenir le rapproche du célèbre James Bond.

Dans cette réunion de scientifiques de tous les pays, la collaboration n’est pas vraiment à l’ordre du jour.

L’humour anglais utilisé avec finesse par Jonathan Coe est le principal charme de ce livre.

Mais sous cette parodie de roman d’espionnage, l’auteur nous dépeint la société d’après guerre entre modernité et conformisme qu’il met en parallèle avec les questionnements du héro qui passe de la monotonie de sa vie de couple à l’extravagance des personnages qu’il côtoie pendant l’exposition.

« Quant à l’Atomium, il se trouvait, il se dressait droit devant, et sa vue lui coupa le souffle : ses sphères d’aluminium se nimbaient chacune d’une résille de lumières argentées, dont l’effet était à la fois festif, majestueux et d’un exotisme cosmique ; on aurait dit des boules de noël sur la planète d’une galaxie lointaine. En levant les yeux vers la plus haute qui s’élevait à une centaine de mètres, il vit briller les lumières plus chaudes et plus dorées du restaurant, où ses pas impatients le menait déjà. »

« Pourquoi il avait accepté ? Difficile à dire. La vanité y avait sa part, sans nul doute ; il était tout de même assez flatteur qu’on veuille faire de lui l’ appât d’une souricière amoureuse .Puisqu’on le voyait comme le type même du héros romantique irrésistible, il était mal placé pour s’inscrire en faux. »

l’auteur nous gratifie d’un extrait du journal spoutnik sur la vision de l’homme cent ans après l’exposition…une vraie mine d’espoir à côté de notre vision actuelle de l’avenir.

« Imaginons nous vivant en 2058.les frontières entre travail manuel et travail intellectuel se sont émoussées au fil du siècle. Les conditions sont désormais réunies pour que le développement physique et psychique de l’homme se fasse dans un équilibre harmonieux. L’énergie atomique est déjà employée dans toutes les sphères de l’économie nationale, les forces de la nature sont domestiquées, mais l’homme n’est pas affaibli pour autant, il paraît au contraire plus fort que cent ans plus tôt. Il est toujours de bonne humeur, il se sent à l’aise partout… »

Commenter cet article

Kidae 07/09/2014 18:27

J'avais noté ce titre après avoir lu ta critique. Je n'ai malheureusement pas accroché du tout et ai abandonné cette lecture. Mais je compte bien lire un autre roman de cet auteur.

Malika 06/07/2014 20:28

Loin d'être un coup de coeur pour moi ! Je l'ai trouvé assez fade .

Sharon et Nunzi 04/07/2014 13:11

Je l'ai lu, mais pas pour le mois anglais.
J'ai bien aimé aussi.

sous les galets 28/06/2014 18:35

Il est dans mes projets, et ton billet me rend encore plus impatiente....

Kidae 19/06/2014 19:54

Je découvre ton blog grâce au challenge Femmes du monde de Manou se livre. J'ai vu que ce livre faisait partie des nouveautés de ma médiathèque, le résumé me tentait bien, ton avis finit de me convaincre ! Je le note pour un prochain emprunt !

Kidae 19/06/2014 20:49

Moi aussi je suis très attirée par le Japon. Je suis d'ailleurs en train de lire Le vieux fou de dessin de François Place.

evalire 19/06/2014 20:45

merci de ton passage, je viens en retour de visiter ton blog et pris note de lectures japonaises , un pays qui m'attire car il a une culture tellement différente de la notre