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Le blog d'Evalire

lectures, photos,musiques à partager

Ce que je sais de Vera Candida Véronique Ovaldé

Publié le 2 Février 2012 par evalire in lectures

 

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Je fréquente la petite bibliothèque de mon village et je choisis mes livres au hasard sur les étagères. J’avoue que sans chercher un titre particulier, ce qui s’avère difficile vu l’étroitesse de la pièce et le peu de livres que la bibliothécaire peut exposer, je suis attirée par l’édition. C’est donc dans les éditions l’Olivier que j’ai trouvé une nouvelle histoire de femmes .Le hasard lui seul me guide en ce moment vers la femme ou est ce un sujet largement traité en littérature ? Les hommes me répondront que ce n’est pas étonnant puisque les femmes sont des êtres si compliqués, je ne les contredirais pas.

            Ce livre m’a plongé dans la vie indolente de trois femmes issues d’une île imaginaire de l’Amérique du sud. Le style du roman qui évolue entre conte et réalité m’a beaucoup plu et j’ai dévoré ce livre en quelques jours. Rose a décidé de maîtriser son destin puisqu ‘elle plait aux hommes elle deviendra prostituée, mais malgré sa force de caractère un homme réussira à la dominer et à la laisser seule enceinte d’une fillette handicapée mentale Violette. Comme un petit animal dés l’adolescence Violette se laisse aller à ses pulsions sexuelles et elle accouche elle aussi d’une fillette sans père Vera Candida qui sera élevée par sa grand-mère Rose. Vera Candida est forte et intelligente mais à la suite d’un viol, elle réalise qu’à son tour elle va donner naissance à une fillette de père inconnu et quitte l’île et sa grand-mère pour rompre avec le passé.

Mais à la fin de sa vie elle ressentira le besoin de revenir sur les traces de ses ancêtres. Peut on vraiment couper les liens avec sa famille ?

 

Extraits: «  Elle lui dit, n’oublie jamais ta colère. Et si la colère s’effaçait en faveur d’un sentiment plus confus et plus paralysant comme la culpabilité alors il faut la réactiver, et quel meilleur moyen que de se planter devant le miroir de la chambre, soulever son maillot et compter les traces laissées par le si grand amour mal exprimé de Violette Bustamente. »

« Il s’avéra que Vera Candida aurait aimé ne pas élever Monica Rose ou plutôt qu’elle aurait aimé ne pas en faire un animal civilisé .Elle aurait voulu par exemple ne jamais lui brosser les cheveux,elle aurait voulu que ses cheveux deviennent une tignasse emmêlée où un peigne aurait tenu debout, elle aurait aimé que la petite ne se lavât jamais , elle lui serait apparue plus   propre et plus vierge si elle n’avait pas eu à la toucher…. »

Elle sait qu’il lui faut retrouver la petite cabane au bord de la mer, s’asseoir sur le tabouret dehors et respirer l’odeur des jaracandas mêlée à celle plus intime, plus vivante, si vivante qu’on en sent déjà poindre la fin, celle pourrissante et douce de l’iode qui sature l’atmosphère de Vatapunta. »

 

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Anne 10/02/2012 22:20

Je n'ai jamais lu cette romancière, et j'ai acheté celui-ci en poche, pour voir...