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Le blog d'Evalire

lectures, photos,musiques à partager

Fred Paronuzzi Un cargo pour Berlin

Publié le 26 Novembre 2012 par evalire in lectures

un-cargo.jpg

 

Ses parents l’avaient prénommée Nour, lumière en arabe, c’était une  jeune élève brillante soutenue par son institutrice elle se dirigeait vers un avenir plein de promesse. Puis Idriss est arrivé, ses mots enivrants, ses caresses…mais il n’y a pas de liberté en amour pour les femmes de son pays, son père a choisi de la marier et Nour est devenu Youssef, déguisée en garçon elle quitte son village avec son ami Tariq pour tenter de rejoindre l’Europe, le pays de la  liberté.

 

C’est en alternant les voix de Nour qui raconte sa vie passée et de Youness le garçon qu’elle est devenu pour  quitter son pays  que Fred Paronuzzi nous révèle la condition féminine dans les pays du Maghreb ou la jeune femme même si elle a accès aux études reste sous la domination de sa famille et de son père qui lui choisira son mari. Une culture qui a beaucoup de mal a évoluer laissant peu de place aux sentiments amoureux.

« J’étais flattée d’entrer de cette façon dans son existence, par une porte dérobée, de m’y trouver une place. Celle de la confidente. Je me sentais vaguement incrédule, aussi un univers entier nous séparait, mais j’étais assez naïve pour croire que les sentiments avaient le pouvoir d’aplanir les différences. »

Tariq son ami, ne trouve pas sa place dans cette société, face à la misère de ses parents il a choisi de partir et il a placé tous ses rêves de liberté dans l’Europe.

On comprend le mal être de ses jeunes face à leur avenir.

Avec Youness, nous vivons  Le quotidien des émigrants, la manipulation dont ils font l’objet, leur dénuement, la folie de leurs espoirs et surtout le danger mortel de ce voyage

Quand la société vous délaisse il ne reste que le rêve.


« -Il y a trop d’étoiles dans le ciel, papa. Regarde ça ! On pourrait passer sa vie à les compter.

Il a levé son visage à son tour, les yeux rieurs.

-les compter ? et pour quoi faire ? Tu en as de drôles d’idées, toi.Ne te complique pas la vie, il suffit de trouver la tienne.

J’en avais eu le souffle coupé

.-Parce que tu crois, papa, que j’ai une étoile là-haut, juste pour moi ? »

 

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Sharon 11/12/2012 07:27

Je me demande si j'en avais fait un ou non. J'attends, en général, la sélection finale avant d'en rédiger un, et là, comme j'avais été déçue de sa non-sélection, je crois que je suis restée avec
mon brouillon seulement.

evalire 11/12/2012 18:46



dommage



Sharon 10/12/2012 21:41

Je l'avais lu pour le comité de lecture des Dévoreurs de livres, il n'avait pas été retenu - dommage. Il est des années où les bons livres sont nombreux, il en est où ils sont rares.

evalire 10/12/2012 21:55



je recherche sur ton blog le billet qui concerne ce livre bien sympa.bises



Philisine Cave 29/11/2012 09:27

Ce livre me dit quelque chose et ton article m'interpelle. Bises

evalire 30/11/2012 20:26



C'est un auteur de ma région et je l'ai découvert par hasard à la bibliothèque de mon village , il est petit mais intéressant .bises