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Le blog d'Evalire

lectures, photos,musiques à partager

Jean Marie Laclavetine Première Ligne

Publié le 3 Mars 2012 par evalire in lectures

Parfois quand je suis plongée dans un livre, mon esprit qui a tendance à vagabonder ressort d’un placard les souvenirs d’une ancienne lecture. Ce fut le cas pour « la grand-mère de Jade  », quand Jade partage avec sa grand-mère son envie d’écrire un roman et d’être publiée, je me suis souvenue d’avoir lu quelque chose sur les malades de l’écriture.

 Ma mémoire étant très sélective pour ne pas dire absente, je suis partie à la recherche des petites notes que je gribouille un peu partout pour raviver ce souvenir. Sans le titre et sans l’auteur ce n’était pas évident. J’allais renoncer pensant que ce livre n’existait que dans ma tête  quand je suis tombée sur un résumé d’une lecture de 2002  

 « Première ligne »

Dans ce roman un éditeur conscient de rejeter beaucoup de romans et de blesser profondément de nombreux individus puisque l’un d’entre eux vient de se suicider dans son bureau décide de fonder une association des malades de l’écriture pour les guérir de cette drogue.

J’ai trouvé ce livre sympa, avec une idée originale et une bonne dose d’humour même si l’écriture était spéciale, entrecoupée d’extraits de romans et parfois difficile à suivre je conserve une bonne impression de fond.

 

« L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains. » 

 «  Quand ils ne tentent pas d'écrire des romans aspartam, ils vous détaillent leurs lugubres histoires de capotes anglaises, les fistules de grand-mère, le cancer du voisin, le sida du fiston. Ça sécrète à tout va, ça se délite, ça se décompose, mais dignement, n'est-ce pas, ça se regarde mourir avec un sourire supérieur, ça crève dans l'humour, ça schlingue en toute distinction. L'amour, n'en parlons pas, sujet n°1 au hit-parade des rancœurs. Elle m'a trompé, il m'a quittée, elle est belle la nature humaine, ah oui!  Vous allez voir, en six cents pages, vous aller voir! Que ma souffrance vous éclaire... J'ai l'air bien souffrant, là? Pas trop crispé? Accrochez-vous, je vous raconte mon divorce. Je vous prévient, c'est très, très dur. Le prochain tome, c'est sur Papa... »

 

Cette idée d’écriture / drogue m’amuse .Quand on aime lire on aime souvent écrire et  tous ces écrivains qui sont des artistes de l’écriture, nous donnent des complexes.

Je crois qu’il faut dissocier ceux qui ont le don de l’écriture (les écrivains) de ceux qui trouvent du plaisir à écrire.

Quand on aime écrire il ne faut pas s’en passer, cela fait du bien de pouvoir jeter par écrit toutes ces pensées qui bouillonnent dans notre tête et souvent une fois écrit tout s’éclaire , notre corps s’apaise , pour moi l’écriture est un remède dont il ne faut pas se priver .

 

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